Faune
Rorqual boréal
Le rorqual boréal est le troisième plus grand rorqual après la baleine bleue et le rorqual commun, et l'un des cétacés les plus rapides, capable de pointes proches de 50 km/h. Il affectionne les eaux profondes du large, si bien qu'une observation lors de la traversée vers le sud relève du véritable bonus plutôt que de la certitude.
Les rorquals boréaux sont faits pour le large plutôt que pour les côtes, et c'est précisément là que les itinéraires d'expédition vous emmènent. En traversant le Drake Passage ou en progressant à travers la Scotia Sea, gardez un œil sur les étendues plus calmes d'eau profonde ; les rorquals boréaux évitent les extrêmes polaires et tropicaux ainsi que les baies semi-fermées, et apparaissent donc plutôt en plein océan que nichés dans des fjords. Ils sont généralement solitaires ou regroupés en petits groupes lâches de cinq ou six individus, faisant surface brièvement pour respirer avant de repartir à vive allure, et cette vitesse est bien réelle : c'est l'une des baleines les plus rapides au monde, capable de sprints courts avoisinant 50 km/h.
Autour de South Georgia et le long du corridor migratoire plus large, les observations se concentrent durant l'été austral, période où les rorquals boréaux traversent les eaux subpolaires d'alimentation avant leur retour vers le nord, vers des zones de reproduction plus chaudes, plus tard dans l'année. Ils se nourrissent en filtrant copépodes, krill et autre zooplancton, et un animal en train de se nourrir en surface constitue souvent le meilleur indice pour l'identifier, reconnaissable à son corps gris acier foncé et aux taches plus pâles et marbrées parfois visibles le long de son ventre.
Deux siècles de chasse commerciale ont durement frappé l'espèce, avec plus de 255 000 individus tués au cours du seul vingtième siècle, et elle reste classée comme en danger. Les effectifs se redressent cependant, ce qui explique en partie pourquoi un souffle lointain ou un aileron dorsal fin et rapide fendant ces eaux australes compte toujours parmi les observations les plus discrètement mémorables d'un voyage.
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Autres incontournables
Activité
Alpinisme et ski de randonnée
L'alpinisme et le ski de randonnée emmènent de petits groupes hors du navire sur les pentes et crêtes antarctiques, encordés ou en peaux de phoque, loin des sites de débarquement habituels. Cela remplace la croisière en zodiac par une découverte plus lente et physique du même paysage blanc.
Activité
Camping
Camper sur le continent antarctique, c'est dormir dans un sac bivouac à même la neige, sous un ciel qui reste rarement totalement sombre en été. L'activité a lieu certaines nuits selon les conditions, avec des places limitées par le permis de débarquement de chaque navire.
Faune
Manchot papou
Un manchot trapu au bec orange, du genre Pygoscelis, proche cousin de l'Adélie et du manchot à jugulaire. Son cri retentissant, poussé la tête renversée en arrière, résonne dans les colonies littorales où débarquent les expéditions.